Aujourd'hui jeudi 15 Décembre de l'an de grâce 1451 ou 1453 (ça dépend des gens), l'éminemment connu Arnvald a décidé de prendre une retraite définitive. Dans une lettre ouverte adressée à de nombreux grands du royaume il énonce  et dénonce les raisons qui le poussent à faire ce dur choix après plus de 7 mois passés parmi nous.

Nous noterons que la missive n'est pas destinée à l'irresponsable roitelet Levan, et à la lecture de la missive nous comprenons pourquoi.

Il dénonce les manières serpentines et fourbes du roi et de ses vils serviteurs LJS et Eugène. Un roi qui est sensé veiller à la liberté et à la justice dans son royaume, mais qui passe son temps à endormir les soupçons de son peuple par des annonces populistes dont nous pouvons parfois voir clairement le dénie et l'irrespect qu'il porte à une grande part de la population.

Et ce roi dont la moralité a été maintes fois remis en cause balaye les initiatives de ses serviteurs soit en les laissant dans des situations intenables comme ça a été le cas à l'hérauderie et à la cour d'appel, soit en décrétant des dispositions irrationnelles et irrespectueuses envers ses fidèles serviteurs, notamment en matière de religion.

De ces conclusions, nous en déduisons deux possibilités, d'une le roi est incompétent, ou de deux le roi est malfaisant. Nous n'imaginons pas qu'il puisse être les deux mais la raison nous pousse à le croire.

Le cardinal Arnvald, après avoir soutenu durant de long mois le roi et sa folie a décidé de jeter l'éponge et nous le comprenons.

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Voici la missive rédigée par le respectable et responsable meneur d'homme qu'est l'honnête cardinal Arnvald.


<< A mes pairs,
à mon suzerain et duc du Berry,
à mes collègues et conseillers,
aux prélats de l'église en deuil,
aux frères et sœurs en religion,
aux amis et compères,
aux compatriotes berrichons,
à tous,

Cette petite missive pour vous avertir de ma retraite du monde séculier. En ce 14 décembre 1451, je me retire dans mon vicomté de Vierzon pour me soustraire aux ambiances délétères de la cour royale et du palais pontifical. En conséquence, je démissionne de mes mandats politiques et pontificaux.

Vous savez sûrement que sa Sainteté Nicolas V est décédée brutalement de façon suspecte pour permettre à un illustre inconnu Eugêne soutenu par le Roy Levan de devenir pape à l'insu de la curie. Les manières autocratiques de ce parvenu au pontificat qui n'hésite pas à faire taire la critique par la menace de mort, qui réforme toute la théologie de l'église sans aucune concertation en envoyant ad patres notre christologie pour en faire une simple philosophie de comptoir et qui sabre brutalement dans le clergé actif sur base de critères totalement subjectifs me sont devenus tout simplement intolérables.

ma carrière en ce bas monde fut basée sur le triple service de mon duc au conseil du Berry, du roy à la cour d'appel et du pape au vatican. Seuls les ducs de Berry et le regretté Nicolas V ont été des suzerains loyaux et chevaleresques préférant la méritocratie à la satisfaction des courtisans. En tant que président de la cour d'appel, j'ai pu observer les passe-droits des gens bien en cour qui bénéficiaient de "facilités" judiciaires ainsi que les amitiés assez troubles du bras droit de roy LJS.

Bref, je me retire du service du roy et celui du nouveau pape imposé par la force. Je servirais dieu différemment. Mon exil volontaire en province, un retour à la vraie vie et la compagnie de mes gueux me permettra de méditer sur la préférence du pouvoir autocratique dans l'aristotélisme.

Je m'en vais me barricader dans mon manoir de Vierzon avec quelques hommes d'armes fidèles pour protéger ma vie. Certes, une pensée servile aurait été moins encline à attirer les courroux des puissants mais il vient un moment dans la vie d'un honnête homme où se taire équivaut à perdre l'estime de soi.

Une dernière pensée pour ceux qui ont communiés avec moi, ont partagés le pain, le labeur et les joies tout au long de ma vie. Une pensée spéciale pour mon vieux protecteur
Volpone, mon bras droit et successeur Fredstleu, mon ami et confident Laquadem, mes ex-suzerains Thierry54270 et Juju, le très zélé Bynarr, le théologien Lescure, le génial Moile, le taré de Jarkov, l'intégriste Norv, le trouble Bouboule, le très caché Parsien, un maillet pour Tsatsa, le croisé Césarion, le sinueux Morpheus81fr, Bralic l'informé, le père Aaron, les collaborateurs de la cour d'appel, de la pairie, de la curie, des différents conseils berrichons, de l'église, de sancerre, des cisterciens et des ordres chevaleresques.

Je désigne l'archevêque de Reims
Fredstleu comme mon successeur à la tête des cisterciens. Il portera le titre de recteur de l'ordre et n'aura droit à celui d'abbé de Noirlac qu'à ma mort. Puisse Dieu protéger l'ordre des vicissitudes de l'époque et de la médiocrité !

Adieu

signé :
Arnvald, abbé de Noirlac et vicomte de Vierzon >>

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Volpone pour le Mercure de France engagé dans la liberté des peuples.

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